Les Enfers ; le Mal déguisé.

vendredi 1 juillet 2011

Au lecteur

Elliott Smith - Miss Misery ♪


I - RESURRECTION 

 

J’ai cru t’apercevoir,

Dans ce beau miroir,

Tout en fermant les yeux,

J’ai rallumé ce feu,

Cette chaleur animant mon âme,

Cette douceur pur et calme ;

Ton image dans mes pensées,

Telle la brume après la rosée,

Ravive mes sens,

Me fait entrer en transe,

Apaise ma démence,

Désempli ma souffrance.

Le fait que tu sois loin,

Même si ce n’est jusqu’à demain,

M’achève,

Et ce sans trêve,

Où quand il se fait tard,

Le sommeil m’emporte,

La réalité se fait morte,

Je m’endors près de ton souvenir,

Je songe à un pseudo avenir,

Rien n’est concret,

Tout est en arrêt.

Ma plume s’estompe et sous des trombes,

L’écrivain se trompe et va creuser sa tombe.

Posté par Dark Spirit_ à 19:50 - - Commentaires [16] - Rétroliens [0]
Tags : ,


Mon Enfer

« Qu’est-ce que le bonheur ? Si ce n’est un sentiment incertain et discontinu ? »

« Qu’est-ce que la vie ? Appart une suite logique d’évènement quelque peu superfétatoire ? »

« Rien. »

Mon âme tel un sanglot d’effroi hurlait à la libération, je suffoquais dans un corps qui ne correspondait pas à l’image que j’avais du monde.

J’étais dans un monde où le soleil dormait même le jour, un monde où la douleur était aussi présente et nécessaire que le souffle d’un vivant, un monde où la noirceur était le ton le plus vif jamais connu, un monde où les souvenirs ne pouvaient perdurer car l’espoir contenu dans ces mêmes souvenirs permettait le salut de l’âme. Le salut de l’âme… Ce qui équivalait à un repos éternel ; une souffrance achevée et une ataraxie complète.
J’eu des moments de solitude, la douleur émergent de mon âme nourrissait la décadence et la perversité de ce lieu. Je regardais ma cigarette se consumer et le contenu de mon verre se renverser. Ma vie défilait au rythme de la tyrannie que m’imposait mon subconscient.

Un flash ? Une image ?
Ce souvenir n’aboutissait pas, de ce fait, mon âme devenait de plus en plus dépravée, dénuée de sens. L’oppression constante de ce lieu m’anéantissait, anéantissait ce qu’il restait de moi. Mes pupilles, rongées par l’obscurité de mon cœur, s’émerveillaient à la vu de l’once d’espoir qui apparaissait en moi lorsque la douce mélodie de la Mort enivrait mes sens.
La frustration affluant de ces faux espoirs détruisait de plus bel mon être ; mes yeux se fermaient ; mes mains se relâchaient ; ma peau brûlait ; et en un sursaut je me réveillais.

Ces torrents de sentiments aussi incompréhensible les uns que les autres révélaient une stabilité psychologique des plus douteuse en ce que j’étais. Se perdre en soit c’est comme se pendre une gifle de la main de celui que l’on aime : cela fait mal, nous déstabilise puis nous réveille. J’étais perdu mais pas réveillée.
Visiter les abîmes de ses pensées c’est entrer dans la tête d’un psychopathe ayant tué sa famille : cela rend fou. Je devenais folle et les fantômes de mon esprit s’en esclaffaient.

La vie n’est qu’un puzzle. J’avais juste oublié qu’il suffisait qu’une pièce manque pour que la compréhension soit inexistante.
La damnation de mon âme m’avait toujours effrayé. Mais au final, cette souffrance est indolore, car, une fois damnée, l’enveloppe charnelle persiste, mais l’âme et l’esprit, eux, meurent en même temps. D’où cette sensation d’insensibilité.
J’étais morte mai pouvais respirer.

Ce que je voulais, c’était un ticket pour l’enfer et un bout de paradis dans ma valise, mais je ne savais pas comment mettre une personne dans une valise. De toute évidence, j’étais déjà en enfer. J’avais réussi à faire de mon monde mon enfer : un monde à mon image. Le paradis, lui, restait en un jardin clôt en moi où perdurait le souvenir et le visage de celui qui pendant des années me poussait à vivre. (Cette exquise était encore la seule que l’on ne pouvait me retirer). Si j’avais vécu pour lui en une souffrance dépassant l’entendement, c’est car l’amour est le seul sentiment entièrement imperméable à l’abandon. De part ces faits, en toutes ces années, j’avais battis un enfer basé sur la déception, la contradiction, la douleur et le psittacisme de mes dires. Je m’étais auto proclamée morte le jour où j’eu damné mon âme pour le bonheur d’un autre. Non, il n’est pas vrai que j’éprouvais un contentement dans mon affliction il était juste normal que je souffre en vivant pour permettre à celui qui monopolisait mon esprit de vivre sans désolation.

L’enfer n’est pas physique, car la croyance diffère. L’enfer psychologique est lui bien présent. L’errance étant un des symptômes de cette torture. Chacun de nous y a été confronté, y est confronté ou y sera confronté car l’Homme est fait de mal tout comme de bien ; certes ce n’est pas manichéen, j’en conviens.

L’Homme est son propre Enfer, il cherche à se nuire car il est dans l’incapacité de résister  à la tentation. Et ce, jusqu’à ce qu’il périsse. Mon enfer à été celui d’une nuit : une vie repassée en un instant, le temps que les cendres de ma cigarette tombent pour la dernière fois sur un tapis brumeux, le temps que je rende un dernier souffle. En un instant cet enfer me sembla futile, car j’avais trouvé en ce qu’était ma mort le souhait de toute une vie : la compréhension.

Posté par Dark Spirit_ à 20:00 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
Tags : ,

Mon Démon

Non, ne partez pas, je vous en pris. Restez. Embrassez moi une dernière fois avant que de partir. Rendez grâce au ciel de notre rencontre.
Savez-vous comme il est bon d’être contre vous ? Comme mon cœur bat quand je suis votre ? Laissez moi vous dire que chaque instant passé sans vous est un moment où mon âme se meurt, où mon être perd toutes raison d’exister.

Mon amour pour vous est mon souffle, votre amour pour moi est un rêve que vous rendez réel. Votre prénom dans mes songes est synonyme de paix, votre visage de luxure, votre voix de tentation.

Que n’êtes vous pas pour moi si ce n’est le mal ?
Embrassez moi une dernière fois avant que d’y allez. Je ne saurais vivre sans vous, voyez le mal que mon corps a à respirer sans vos baisés.

Je ne suis rien.
Vous êtes tout.
Je vous aime.
Je me hais.

Vous compensez ce qu’il manque en moi, et sans cela, je suis vouée à l’échec. Quel démon êtes-vous donc, pour m’avoir ainsi enjôlé ? La nuit quand le ciel me recouvre, quand le froid me glace et le vent m‘horrifie, il me suffit de penser à vous pour ne plus rien redouter. Ni la maladie, ni la mort ne m‘atteint, tant que vous êtes là, je ne crains rien. Vos dons et votre malédiction veille sur moi. Vous rendez mon âme plus crédible au fil des jours, vous me rendez personne que je ne suis pas.

Je vous aime, non pas pour votre charme corporel, mais pour ce que vous êtes de manière subjective. Si vous vous sentez obligé de partir, penser à m‘embrasser une dernière fois, car sans cela je ne peux vivre, vous êtes mon élixir et si par inadvertance vous me voyez mourir, c’est que seule j’aurais été, parce que vous aurez cessez d’exister. Voyez le mal que mon corps a à respirer avec vos mensonges.

Je ne suis plus rien.
Vous êtes devenu tout.
Je vous hais.
Je me meurs.

Vous avez volé le peux qu’il y avait en moi.
Et sans cela, je suis destinée à être damnée.
Est-ce donc votre apophtegme,
Ceci est donc ma fin ?

Posté par Dark Spirit_ à 20:03 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : ,

Ma raison d'aimer

Je t'aime parce qu’à ta vue je me suis sentie vivante,
Parce que le monde pourrait s’anéantir demain, j'aurais connu la personne qui a su me rendre le sourire,
Je t'aime parce que rien n'égale nos discussions et nos envies communes, tout comme nos envie respectives,
Je t'aime car au fils des jours tu es devenu ma raison de vivre, d'exister, respirer devient moins pénible à tes côtés,
Je t'aime parce que tu ne m'en as pas laissé le choix.


Je me sens vide et damnée, sans raison de respirer ; sans toi tout me semble noir, loin de toi, tout n'est que néant, et pourtant, rien de plus terrible que ce que l’on m’inflige, on m'oblige à vivre. Qu‘est-ce que cette tyrannie ? Cette mélancolie dont je me sens éprise ? Quelle est cette traîtrise dont vous me fait ressentir la hantise ? 
L‘amour telle une sirène vous chante ses louanges et vous fait sombrer dans une arène d‘où vous ne pouvez clamer les anges. Libérée et à la fois emprisonnée je criais et toi tu me détruisais.



Ô Amour ! Tes feux ravivant les cieux et attrayant les mortels sans pour autant brûler les creux vides et passionnant de leur esprit fâcheux m’a enjôlé et va finir par me tuer.

Ô Amour ! Serait-tu en mesure de faire preuve de pitié pour ainsi m’avoir à l’usure, humble pureté ? Fais-moi taire et banni moi de cette terre, renvoi-moi en Enfer car tu en es la chaire.

Posté par Dark Spirit_ à 20:05 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , ,

L'un l'autre

C'est dur d'aimer.

C'est dur de se sentir aimé.

Et je vous aime.

Donc je ne suis que quand je pense à vous.

Autrement je ne suis rien.

Et avec moi vous ne serez pas plus.

Vous vous sentirez juste vous, car c’est tout ce que je vous demande.

Pensez vous seulement que l‘amour que vous m‘offrez est bénéfique ? Et bien non, il me fait souffrir, car jamais auparavant je n‘eu pareil sensation.

Se sentir important et nécessaire est une lourde tâche, je veux être à la hauteur de notre amour, car rien ne sera jamais aussi important que ce que nous sommes l‘un pour l‘autre.

 

Contempler les abîmes de mon cœur, ô être aimé ! 

Vous en êtes le seul et unique maître.

Savourer les entrailles de mon amour, ô être aimé !

Vous en êtes la seule et désespérée source.

Déshonorer les disfonctionnements de mon cœur, ô être aimé !

Vous en êtes le seul et acharné traître.

Enviez mon indifférence à ce jour, ô être aimé !

Vous en êtes la seule et désapprouvée bourse.

Posté par Dark Spirit_ à 20:06 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
Tags : ,


Impatience

La hâte me guette car enfin, je suis éprise de vous et je me languis de vos étreintes. La fougue me prend quand à ma vue il y a vous, je jouie de penser qu'après ce jour je serais dans la forteresse bâti ainsi par vos bras autours de mon être. Le simple songe de vos doux baisés me rempli de bonheur et de complaisance.
Je me permettrais d'ajouter, monsieur, que je suis vôtre, et que de part ce fait, mon âme se meurt loin de vous, demain je renaîtrais d'un amour pur près de votre personne.

Posté par Dark Spirit_ à 20:06 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags :

Soumission à l'Amour

Si vous vous sentez vide, aussi vide que moi, la vie vous dégoûtera. Et je ne tolérerais pas un seul instant que vous soyez dégoûté de la vie comme moi je peux l'être à présent. Je me sens comme chargée d’une mission, comme destinée de vivre pour quelqu’un, quelque chose. Et c’est vous.

Oui, j’ose me considérer comme source de votre bonheur et bien être.
Non, je ne saurais, à mon grand regret, vous dire pourquoi et comment.

Excusez moi de vous aimez plus que je n’aime la Mort elle-même. Je pleure d'une haine folle, d'un désespoir sans nom. Je veux être avec vous, je veux sentir vos lèvres sur les miennes, je ne veux pas et plus me sentir pressée par le temps. C'est trop demander, je sais.

Voyez en mon affliction un désir de bonheur et de complaisance. Je ne souhaite qu‘une chose, être en votre compagnie. Mais si la vie en décide de tout autre manière, je me verrais forcée de me retirer l‘âme qui me servait sous peu à vous aimer autant qu‘on me le permettait. Pardonnez mon désespoir et accueillez mon bon vouloir.
Je serais humble servante de votre sourire si vous me permettez de m’y blottir.

Posté par Dark Spirit_ à 20:09 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : ,

Le sommeil

Aujourd’hui encore, Ô mon amour, je m’endormirais sans votre présence, et n’ayant pour seul réconfort, le souvenir d’un rien passé en votre compagnie.
Le manque m’achève, et mon amour me ramène d’entre les morts, un voyage perpétuel ne cessant uniquement quand votre souffle se fait sentir dans le creux de ma nuque. Oserais-je m’aventurer dans votre vie ? Me proclamer votre ?

Parmi ces inepties terrestres, rien n’est convenable, et mon amour me direz vous est une exception. Or apprenez que mon Amour ne touche pas terre, il est astrale, il est fait de la même matière que les étoiles. Et ainsi n’est pas comparable, n’est pas possible à égaler.

Fermer les yeux, me laisser envahir par votre image, laisser mes sens s’engourdir, sentir votre parfum planer, vos mains parcourant mon corps, vos yeux violant mon âme, voilà ce dont chaque soir je voudrais songer. Or je songe de tiers choses, mais pas de vous.

Pardonnez mon incommensurable texte, la passion de mon amour m’a aveuglé, je ne savais comment m’arrêter. Maintenant, je pense le savoir, et pour cela j’attendrais ma mort.


Posté par Dark Spirit_ à 20:11 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags :

Refoulement

Comment ? L’amour est un sentiment ? Puis-je en conclure qu’un sentiment est un mélange de sentiments complexes et différent les uns des autres ?
« Je t’aime » reviendrait à dire « je te hais », « tu me manque », « tu m’insupporte », « tu me fais peur » (…) ?
Bien évidemment, quand je ne t’aime pas je t’aime et quand je t’aime je ne t’aime pas. Tu es tout puis rien pour moi. Tu n’es rien puis tout tu deviens.
Qui es-tu ? Que me veux-tu ? Amour, est-ce toi ?
J’ai peur, je me sens nager dans un flot d’incompréhension, la température de mon corps augmente à ta vue.
Oui, Amour, c’est toi.
Pourquoi viens-tu à moi ? Est-ce pour me tuez comme tu sais si bien le faire ?  Je ne veux plus : non. Je souffre et fais souffrir par ta faute, je ne veux plus connaître l’Amour. Elle est fausse, elle est traîtrise, elle est tout ce que nous ne savons pas. L’amour, nous ne le définissons pas comme chose mais comme sentiment car la peur de l’inconnu surpasse l’entendement.

Posté par Dark Spirit_ à 20:24 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags :

Du rouge encore une fois

Un jour, je m’étais juré de ne plus recommencer. Et pourtant c’est arrivé. Une vie, une année, un jour, une heure, une minute, rien qu’une seconde peut tout changer, et je suis retombée.

Je voyais cette merveilleuse lame près de mon bureau, je revivais chaque douleur vécue avec elle près du lavabo, toute ces larmes, tout ces cris, c’est dans ces moments que je me sens anéantie.

Quand le soir tombe, je pense avec douleur, la pénombre m’enveloppe, et je me dis qu’il est l’heure. Ainsi donc, chaque nuit, il est vrai que le mal me ronge, et j’avouerais que j’arrêterais si le puis, or ce n’est point le cas donc je replonge.

Je pensais à celui qui me sortira de ce cauchemar, tout en me disant qu’il est bel et bien trop tard, mon rythme cardiaque diminuait, Eux m’auraient sûrement dit « non » mais je savais qu’il le fallait. Une fois à bout, rien ne me retenait, et pourtant il est apparu, là, debout, il souriait, qui l’aurais cru.

En me tendant sa main il me dit que c’était fini, il m’avait menti, il sorti de sa poche la vérité, je me suis mis à pleurer.

Tout en me réveillant, la lumière du jour atteignit mon regard baigné dans un flot de larmes salées. Ce songe me troublant tant, je compris que cette lame ne pouvait résumer ma vie, c’est ainsi.

Mais en réalité, qu’est-ce réellement que ma vie ? 
Ce fût un jour comme les autres, ou presque.

Posté par Dark Spirit_ à 20:27 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
Tags : , ,